At&t : une stratégie satellite déjouée, vers une couverture us complète

Le géant américain AT&T, après des faux-pas notables, accélère sa stratégie de couverture satellitaire, abandonnant les ambitions initiales pour une approche plus pragmatique et multidimensionnelle.

Pivot stratégique et partenariats multiples

Pivot stratégique et partenariats multiples

L’annonce récente du PDG John Stankey révèle un virage radical : AT&T ne se contentera plus d’un seul partenaire LEO (Low Earth Orbit) pour déployer son service satellite, T-Satellite. L’objectif affiché est clair : offrir une connectivité « toujours active » dans l’ensemble des États-Unis, même dans les zones les plus reculées. C’est une ambition audacieuse, et loin de la critique acerbe initiale de T-Mobile, qui avait qualifié le projet d’AT&T de « recherche de signes de vie ».

La stratégie s’articule autour d’une collaboration avec AST SpaceMobile, leader dans la technologie D2D (Direct-to-Device), mais également sur l’exploration de partenariats avec SpaceX et Amazon, deux acteurs dont les capacités de couverture sont désormais considérées comme incontournables. SpaceX, grâce à son association avec EchoStar, et Amazon, avec sa future constellation, représentent un potentiel considérable.

Ce changement de cap s’inscrit dans une logique de complémentarité. AT&T, qui a déjà établi un partenariat avec Amazon for Business pour la connectivité en zones rurales, privilégie une approche pragmatique, en évitant les accords MVNO (Mobile Virtual Network Operator) qui ne permettraient pas d’atteindre une base d’abonnés significative. L’accent est mis sur l’optimisation du réseau terrestre, complété par des satellites pour combler les lacunes de couverture.

L’avantage majeur réside dans le fait que de nombreux smartphones actuels peuvent communiquer avec les satellites sans nécessiter d’équipement supplémentaire. C'est une simplification radicale pour l'utilisateur, et un argument de poids pour AT&T.

Le lancement du programme bêta, initialement prévu pour la fin de 2025, devrait désormais débuter au premier semestre 2026, offrant un accès anticipé à un groupe restreint de clients et d’utilisateurs de la plateforme FirstNet. Une approche progressive, mais déterminée.