Le centenaire de la bataille d'Uskub : un hommage aux cavaliers et aux alliés

Commémorations au 1er régiment de spahis

Ce weekend, le 1er régiment de Spahis, dernier vestige des cavaliers d’Afrique du Nord, célèbre le centenaire de la victoire de la bataille d’Uskub. Vendredi matin, le général LOIACONO, officier général de la zone de défense et de sécurité Sud-est et Gouverneur militaire de Lyon, a présidé la prise d’arme commémorative. L'événement a également marqué l'inauguration du musée des Spahis, offrant une présentation de l'histoire et des traditions du régiment aux invités et aux Valentinois.

Le voyage de geneviève darrieussecq à thessalonique

À l'occasion de cet anniversaire, Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, s'est rendue à Thessalonique. Elle a visité le cimetière militaire de Zeïtenlick, un lieu de recueillement poignant regroupant les tombes d'alliés de la Première Guerre mondiale. Ce lieu interallié abrite les sépultures de plus de 16 000 combattants : **8 310 Français**, **8 000 Serbes** (dont 6 000 dans l’ossuaire), **500 Russes**, **1 750 Britanniques** et **3 500 Italiens**.

Contexte de la bataille d'uskub en 1918

En 1918, alors que la Première Guerre mondiale battait son plein en France, des combats importants se déroulaient également dans les Balkans. Après l'échec de la bataille des Dardanelles, les armées alliées s'étaient regroupées à Thessalonique, en Grèce, pays neutre. L’**Armée française d’Orient**, composée notamment de conscrits et d’engagés du Maghreb, d’Afrique et d’Asie, jouait un rôle crucial, en particulier grâce à ses unités de cavalerie.

L'offensive du général jouinot gambetta

L'armée serbe souhaitait reconquérir son territoire, envahi par un dispositif austro-bulgare. Le 23 septembre 1918, le général Jouinot Gambetta reçoit l’ordre de lancer une offensive pour repousser les troupes des Empires centraux (coalition de l’Empire germanique, de l’Empire Austro-hongrois, de l’Empire Ottoman et du Royaume de Bulgarie), libérer l’Albanie et couper les lignes de ravitaillement du front germano-bulgare. Cette mission était d'une importance capitale pour l'avancée des troupes alliées.

La charge audacieuse de la cavalerie

Le général Jouinot Gambetta, à la tête de sa brigade de cavaliers d’Afrique, composée des 1er et 4ème régiments de chasseurs d’Afrique et du régiment de marche de Spahis marocains, contourna les lignes ennemies par un itinéraire audacieux. Là où d'autres avaient échoué, ces soldats ont réussi. Le 28 septembre 1918, ils surplombent la ville d’Uskub (aujourd'hui Skopje) en Macédoine, marquant un tournant dans la campagne.

La victoire et la fin de la guerre

Le lendemain, dès le lever du soleil, les alliés surprennent l’ennemi et reprennent la ville grâce à une puissante charge de cavalerie. Ils tiennent la position jusqu'au lendemain, lorsque le roi bulgare demande l’armistice. Ce traité de paix est signé à Thessalonique le 29 septembre 1918. Peu de temps après, l’Allemagne demande également l’armistice, signé le 11 novembre 1918, mettant fin à la Première Guerre mondiale. Environ **70 000** soldats français n'ont pas fait le voyage de retour.