Iran revient dans les médias avec une tactique inédite de guerre
L'Iran a réapparu récemment dans les actualités grâce à une tactique de guerre inédite qui consiste à peindre des silhouettes d'avions et de hélicoptères sur le sol de ses bases aériennes.

Une stratégie économique et efficace
Les forces de défense israéliennes ont diffusé un vidéo montrant l'impact d'un missile sur ce qu'elles présentaient comme un hélicoptère Mi-17 stationné dans une base iranienne.
Cependant, la capture de l'explosion, prise avec une caméra thermique, a suscité un débat sur les réseaux sociaux quant à la validité de cette technique.
En effet, peindre des silhouettes à grande échelle sur l'asphalte d'une piste d'envol coûte relativement peu, tandis qu'un missile guidé peut valoir des millions d'euros.
La logique derrière cette tactique est purement économique : il s'agit de créer suffisamment d'incertitudes dans la chaîne de commandement pour justifier le lancement de missiles, même si le cible réelle n'est pas un véritable objectif.
Les seigneurs de bataille ne sont pas une nouveauté sur le champ de bataille. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les armées ont recours à des structures fausses pour confondre l'ennemi.
Aujourd'hui, la prise de décision pour les attaques repose sur des images de satellites commerciaux, des drones armés et des systèmes automatisés de reconnaissance d'objectifs.
Il s'agit donc de concevoir des faux-objets qui prennent en compte comment ces capteurs et ces algorithmes interprètent l'information : résolution de la caméra, angle de vue, contraste thermique et les modèles attendus par le logiciel.
La guerre irano-israélienne et américaine repose sur des capteurs, des algorithmes et des munitions guidées, mais elle reste vulnérable aux faiblesses humaines.
Dans ce contexte, une peinture sur le sol peut ne pas décider d'un conflit, mais oblige à dépenser des ressources, complique l'analyse et rappelle que, même en pleine ère de l'intelligence artificielle, la créativité garde encore un rôle important.
