Apple éclate : résultats impèges et stratégie nouvelle
En moins de deux minutes, Google, Amazon, Meta et Microsoft ont déferlé avec leurs chiffres. Apple, elle, a déjoué les pronostics et a propulsé ses revenus à 111,2 milliards de dollars, un bond de 17% par rapport à l'exercice précédent.

Une performance surprenante, mais pas sans ténor
Les analystes avaient tabulé 109,7 milliards. Apple a non seulement dépassé ces attentes, mais a également affiché une croissance de ventes entre 13% et 16%, grâce notamment à la machine de guerre qu’est son iPhone et aux nouveaux produits lancés en mars : le MacBook Neo, l’iPhone 17e, des versions améliorées de l’iPad Air, et le MacBook Pro. L’intérêt est immédiat pour le MacBook Neo, avec son prix attractif de 599 dollars, véritable porte d'entrée dans l'univers Apple pour une partie du marché.
Mais la réalité est plus nuancée. Si l'iPhone, pilier de l'entreprise, a respecté les prévisions de Wall Street, l’Europe et l’Amérique ont été des zones de faiblesse, tandis que la Chine et l’Asie du Sud-Est ont enregistré une croissance fulgurante. Il faut souligner que la pénurie de mémoire vive reste un défi persistant, même si les chiffres suggèrent que la firme de Cupertino a su, pour l'instant, contourner les contraintes liées à la chaîne d'approvisionnement.
L'arrivée de John Ternus à la direction générale, succédant à Tim Cook en septembre, marque un tournant. Après quinze ans à la tête de la marque, Cook restera président exécutif, un choix qui témoigne de la volonté de préserver l'ADN d'Apple tout en ouvrant la voie à une nouvelle direction. Cette transition, annoncée la semaine dernière, est l'occasion pour Wall Street de jauger les priorités de Ternus et de déterminer si l'entreprise est prête à s'éloigner de sa stratégie éprouvée.
Apple a également dévoilé son intention de repasser à l'achat d'actions pour un montant allant jusqu'à 100 milliards de dollars et d'augmenter son dividende. Un geste rassurant, sans doute, mais qui ne saurait masquer les défis qui attendent la marque. Les résultats du premier trimestre confirment le regain de vigueur observé durant les fêtes de fin d'année, avec une progression de 16%. L'écart avec l'indice S&P 500 est minime (-0,7%), un signe que le marché, pour l'instant, continue à faire confiance à Apple. Ce qui est certain, c'est que le nouveau CEO aura un héritage important à gérer et des ambitions à concrétiser.
