Google investit massivement dans anthropic : une course à l'ia qui déstabilise le marché
Un virage audacieux de Google : 10 milliards de dollars injectés dans Anthropic, avec une possibilité d'atteindre 35 milliards supplémentaires si la startup respecte ses objectifs. Cette opération, valorisant Anthropic à 350 milliards de dollars, marque un coup de feu dans la course à l'intelligence artificielle.

Le moteur de claude code, une arme redoutable
Le succès fulgurant de Claude Code, l'agent d'IA spécialisé en programmation d'Anthropic, est la clé de cette envolée. Il s'impose rapidement comme un outil incontournable pour les ingénieurs de la Silicon Valley, y compris au sein de Google lui-même. L'émergence de Cowork, son homologue orienté vers les utilisateurs non-programmeurs, ne fait qu'amplifier cette dynamique.
Mais cette relation étroite avec Anthropic est paradoxale. Google est à la fois un partenaire et un concurrent direct. Alors que le géant californien reconnaît internement une avance de sa rivale dans le domaine du codage, Anthropic se prépare activement à une introduction en bourse, potentiellement dès octobre. Cette échéance est toutefois entravée par des complications juridiques, notamment une contestation devant le Pentagone, qui a classé Anthropic comme un risque pour la chaîne d'approvisionnement en matière de technologies d'IA.
Les analystes pointent du doigt une boucle vertueuse inquiétante : les principaux fournisseurs d'infrastructures – Google inclus – investissent massivement dans des startups d'IA, tout en leur fournissant simultanément leurs puces et leur capacité de calcul cloud. Un schéma qui, selon le département du Trésor américain, pourrait alimenter une nouvelle course aux capacités de surveillance et de contrôle. L’initiative Mythos, visant à identifier les vulnérabilités internes, est un symptôme de cette frénésie.
Amazon, quant à elle, a déjà annoncé une injection de 5 milliards de dollars dans Anthropic, avec une marge de manœuvre supplémentaire de 20 milliards. Anthropic avait déjà levé 30 milliards en février, et certains investisseurs tablent désormais sur des valorisations allant jusqu'à 800 milliards de dollars. La valorisation d'une entreprise, aujourd'hui, détermine en réalité son destin et son utilisation future de l'IA. Il faut donc se méfier de ces chiffres qui semblent démesurés.
