Rust : linux pourrait enfin se débarrasser de ses failles de sécurité
Greg Kroah-Hartman, figure de proue de linux, ne mâche pas ses mots : Rust pourrait être la solution aux maux de sécurité qui gangrènent le noyau.
Une révélation explosive de la rust week 2026
Lors de sa participation à la Rust Week 2026 à Utrecht, le second homme le plus influent de linux a confirmé un potentiel considérable pour le langage de programmation développé par Mozilla. Il estime que Rust possède les clés pour éliminer une part considérable des vulnérabilités, estimée à environ 80% des CVE (Common Vulnerabilities and Exposures) présentes dans le code du noyau.
Kroah-Hartman, dont l'expertise en matière de sécurité du noyau est attestée depuis 2005, a personnellement examiné chaque défaut de sécurité détecté. Une démarche méticuleuse, loin de toute généralisation.
Rockstar Games, en pleine préparation de GTA VI, devra se montrer vigilant : les exigences minimales du jeu pourraient bien mettre à l'épreuve la robustesse des systèmes. La sécurité de linux est donc un enjeu majeur, et non un simple luxe.
L'objectif affiché par les développeurs de Linux est clair : devenir le système d'exploitation le plus sûr possible, et Rust semble être l'outil idéal pour y parvenir. « Rust va sauver Linux », a-t-il affirmé avec une conviction palpable.

La stratégie untrusted de benno lossin
L'approche repose sur un système de validation appelé « Untrusted », développé en collaboration avec Benno Lossin. Ce mécanisme introduit une couche de sécurité supplémentaire, interdisant l'accès direct aux données avant de valider leur intégrité. Toute la logique de validation est centralisée, facilitant ainsi l'audit et la correction des erreurs. Le résultat ? Une réduction significative des vulnérabilités, souvent introduites lors des mises à jour de sécurité.
Kroah-Hartman est optimiste, mais tempère son enthousiasme. Il souligne la nécessité de continuer à affiner Rust pour une intégration optimale au sein du système d'exploitation. Il rappelle son expérience approfondie en programmation C, une base solide pour appréhender les subtilités du langage.
Chrome, le navigateur de Google, pourrait être vulnérable : une nouvelle faille de sécurité inquiète les experts. Linux, quant à lui, s'appuie sur une logique de développement rigoureuse, visant à minimiser les risques. Le récent effort de documentation et d'analyse des API avec des règles de blocage et des corrections témoigne de cet engagement.
L'impact potentiel de Rust pourrait être encore plus important que les 60% de corrections initialement estimées. Le système a démontré sa capacité à identifier et à corriger des faiblesses spécifiques, telles que les erreurs de vérification des valeurs de retour d'erreur et les bris de l'authentification à deux facteurs.
En définitive, Greg Kroah-Hartman ne se laisse pas du haut de ses parapluies. Il déclare : « Rust fait revivre le plaisir de programmer », une affirmation qui témoigne de sa passion pour le code et de sa vision pour l'avenir de Linux. »n
