Spam : l'état se défend, mais les arnaques persistent

Les appels indésirables continuent de harceler les Français, malgré les mesures prises par le gouvernement. Une lutte acharnée, mais loin d’être gagnée.

Un engagement gouvernemental, mais des résultats mitigés

L’exécutif a officiellement déclaré la guerre au spam, promettant une fin définitive à ces intrusions incessantes, souvent associées à des escroqueries sophistiquées. Le projet de loi TDF/558/2026, publié au Journal Officiel, marque une étape significative dans cette démarche, mais la réalité sur le terrain reste préoccupante.

Le phishing, cette technique consistant à se faire passer pour des institutions publiques ou privées pour soutirer des informations personnelles et financières, semble bien loin de disparaître. Les arnaques par téléphone, le « double appel », exploitent la crédulité des usagers avec une efficacité déconcertante.

Les nouvelles mesures : un blocage renforcé

Les nouvelles mesures : un blocage renforcé

La législation récente introduit des modifications substantielles à la réglementation existante. À compter du 15 septembre 2026, les opérateurs téléphoniques seront tenus de bloquer automatiquement les SMS, MMS et messages RCS non sollicités, ceux provenant de numéros inconnus. Une mesure audacieuse, qui devrait réduire considérablement le volume de ces communications abusives.

Identification des appels : une arme redoutable

Identification des appels : une arme redoutable

L’une des innovations majeures réside dans la nécessité pour les entreprises de faire enregistrer leurs identifiants auprès de la CNMC (Commission Nationale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Infractions économiques). Cela permettra de distinguer les appels légitimes des usurpations. Plus besoin de se fier aveuglément au nom affiché sur l’écran, désormais, chaque appel devra être lié à un identifiant enregistré et vérifié.

Vodafone, Orange, Bouygues Telecom… tous les opérateurs concernés devront mettre en œuvre ces nouvelles règles. Le non-respect de ces obligations entraînera des sanctions financières importantes. La CNMC exercera un contrôle strict.

La fin des alias alphanumériques est également une avancée notable. La facilité avec laquelle les fraudeurs pouvaient imiter l'identité de banques et d'organismes publics est désormais réduite. L'avenir semble offrir une meilleure protection, mais la vigilance reste de mise. Il ne faut pas oublier que même avec ces mesures, il est crucial de rester méfiant et de ne jamais divulguer d'informations personnelles ou bancaires par téléphone sans avoir vérifié l'identité du destinataire.