Starlink : spacex renonce à la gratuité, la facture s'alourdit
Elon Musk a décidé de jouer gros sur le marché de l’internet par satellite, mais les utilisateurs français vont devoir se réhabituer à une nouvelle réalité. Starlink, autrefois accessible grâce à une offre initiale attractive, se pare désormais d’une approche plus pragmatique, et moins généreuse.
Un coup de poignard pour les nouveaux abonnés
SpaceX, via sa filiale NovaTech SudEst, a opté pour une stratégie de tarification indirecte, supprimant l’offre d’un kit complet – antenne, routeur WiFi et câblage – auparavant fourni gratuitement. Désormais, chaque nouvel utilisateur devra s’acquitter d’une « quotité mensuelle d’équipement » de 10 euros, un coût récurrent et non amortissable.
Cette décision, combinée à une récente hausse des tarifs, frappe particulièrement les nouveaux arrivants sur le réseau. La formule résidentielle 100 Mb/s, autrefois proposée à 35 euros, grimpe désormais à 45 euros par mois. Un écart significatif, qui rend l’accès à Starlink encore plus onéreux.

Des prix qui s'envolent
Le plan économique de 29 euros, qui avait fait son apparition en 2022, est désormais relégué au second plan. Avec l’imposition de cette nouvelle quote mensuelle, le coût d'une connexion de 100 Mb/s s'élève à 55,2% plus élevé, atteignant un prix de 75 euros pour la version 400 Mb/s. Une véritable douche froide pour ceux qui espéraient une solution internet abordable.
L’histoire ne fait que commencer, car l’entreprise a également modifié son modèle d’offre. Si l’on prend en compte les frais d’antenne parabolique, traditionnellement inclus dans le prix initial de 349 euros, la facture s’élève à un coût total d’acquisition bien supérieur. Une évolution radicale qui pourrait freiner l’adoption de Starlink en France.
Malgré cette nouvelle configuration, les abonnés existants, ayant déjà installé leur équipement avant le changement de politique, ne sont pas concernés par ces nouvelles charges. Une clause qui, à n’en pas douter, suscitera probablement des contestations.
