La jubilación anticipada desaires les forces de sécurité, selon les syndicats
Le projet de ministère de l'Intérieur relatif à la mise en retraite anticipée des forces et corps de sécurité de l'État (FCSE) ne convainc pas. Le secteur estime qu'il s'agit d'un modèle à bas coût qui exclut des milliers d'agents et pénalise le portefeuille du fonctionnaire.

Un avantage historique du corps policier menacé
Les forces de sécurité, qui revendiquent depuis longtemps l'équivalence avec les polices autonomes et locales, qui déjà bénéficient de ce droit, sont déçues. Les corps de sécurité considérés comme des professions à risque, comme l'Ertzaintza, les Mossos d'Esquadra, la police forale de Navarre et les policiers locaux, peuvent anticiper leur départ à la retraite (jusqu'à 59 ans) en percevant 100% de leur pension.
Mais malgré que le Tribunal Suprême ait récemment invité le gouvernement à réglementer ce droit, la première proposition à voir le jour ne plaît pas aux tables de négociation. Le Suprême a enjoint au gouvernement espagnol de réglementer la mise en retraite anticipée pour les agents de la Police Nationale.
Un débat sur la viabilité financière et la comparaison avantageuse qui s'est transformé en un conflit sur la sostenibilité fiscale et la comparaison préjudiciable à l'œil de nombreux syndicats policiers. Exclusion totale de la Garde Civile
L'origine de la mesure se trouve dans une décision judiciaire. Le Haut Tribunal a obligé l'exécutif à réglementer la mise en retraite anticipée des agents de la Police Nationale dans des conditions équivalentes à d'autres corps policiers, après avoir considéré que l'absence de réglementation génère une situation d'inégalité. En particulier, la décision affecte les agents recrutés à partir de 2011, intégrés dans le régime général de la Sécurité Sociale, et exige le développement d'une norme permettant d'appliquer des coefficients réducteurs pour anticiper leur départ à la retraite.
Cependant, le projet gouvernemental limite l'étendue de cette mise en retraite anticipée à ce collectif précis, ce qui, en pratique, signifie que seuls environ un tiers des policiers nationaux pourrait bénéficier de cette mesure.
Laissés de côté, les agents affectés au régime des classes passives, qui restent majoritaires au sein du corps, ce qui a généré des critiques pour la manque d'uniformité dans le traitement des professionnels.
Adieu aux pénalités pour les pensions maximales en cas de mise en retraite anticipée
À ce sujet, l'un des points les plus contestés est que le projet ne comprend pas la Garde Civile, qui est complètement écartée du nouveau modèle. La justification administrative repose sur la nature militaire du corps et son régime de protection social différent, mais pour les agents, cela signifie un
