Le tribunal suprême autorise les jours de congés non pris à être comptés pour le droit au chômage
Les travailleurs qui quittent un emploi et signent aussitôt un autre contrat, mais qui voient ce dernier prendre fin avant d'avoir pu prendre leurs jours de congés, peuvent désormais bénéficier de la prestations chômage. C'est ce qu'a décidé la justice, en particulier le Tribunal Suprême espagnol, qui a révisé la façon dont le temps travaillé est calculé.

Le rôle des jours de congés dans le droit au chômage
En Espagne, pour être éligible au chômage, un travailleur doit avoir au moins trois mois de période d'activité récente. Cela signifie que si un employé démissionne de son poste et signe un nouveau contrat qui prend fin avant que les trois mois ne soient passés, il ne peut pas bénéficier de la prestations chômage. Mais, selon la nouvelle interprétation, ces jours de congés non pris peuvent maintenant être comptés comme temps travaillé.
Avant cette décision, les jours de congés non pris ne faisaient pas partie du temps travaillé. Ils étaient considérés comme des jours non travaillés, même si l'employeur les payait en fin de contrat. Mais le Tribunal Suprême a décidé que ces jours devaient être comptés, car ils représentent toujours un temps travaillé, même s'ils ne sont pas effectifs.
Cette interprétation a des conséquences importantes pour les travailleurs qui changent fréquemment d'emploi. Elle leur permet de bénéficier de la prestations chômage plus facilement, car les jours de congés non pris peuvent maintenant être ajoutés au temps travaillé.
