La bicyclette sur route en espagne : un changement en marche
Le Brésil a fait polémique en interdisant la circulation des cyclistes sur les routes, un modèle qui n'est pas prévu pour l'Espagne. En dépit des rumeurs, il n'y aura pas de prohibition totale de la bicyclette sur route en Espagne, mais bien une transformation significative dans les prochaines années.

Les carrils-bécanes, un nouveau modèle de cohabitation
Le BOE (Bulletin officiel de l'État espagnol) a apporté une modification qui permet de remplacer les bandes d'arrêt par des carrils réservés aux cyclistes sur certaines sections de route. Cela introduit un nouveau modèle de cohabitation entre les différents usagers de la route.
Il convient de noter que cette mesure n'est pas immédiate ni généralisée, mais plutôt un pas qui peut transformer la façon dont les routes sont conçues et utilisées.
Jusqu'à présent, le modèle dominant a été la cohabitation, où le cycliste utilise l'arrêt-banquetière si elle existe ou partage la route avec les véhicules. Un schéma qui a généré une situation connue, mais également conflictuelle, notamment sur les routes secondaires.
L'approche nouvelle vise une séparation plus claire, car dans les tronçons où elle sera appliquée, le cycliste cessera de rouler sur l'arrêt-banquetière pour le faire dans un carril réservé signalé par la R-407a. Cela réduit l'interaction directe avec le trafic motorisé, ce qui n'est pas anodin, car cela change la logique avec laquelle on a compris la route pendant des années.
L'application sera sélective et dépendra des décisions concrètes des administrations responsables de chaque route. Il n'y a pas toutes les routes qui répondent aux conditions nécessaires pour ce changement, ni toutes qui sont dans des plans de mobilité. Cela signifie que pendant un temps, les deux modèles convissueront.
Vous continuerez de trouver des routes avec des arrêt-banquetières partagées et d'autres où l'espace sera réorganisé avec des carrils spécifiques. Cela signifie que la transition sera graduelle.
Les cyclistes pourront ainsi bénéficier d'un espace plus prévisible, délimité et avec moins d'exposition directe au trafic, tandis que les conducteurs devront également adapter leur conduite, car la bicyclette ne formera plus partie de la chaussée dans ces points.
Cependant, cette reorganisation soulève également des inquiétudes, car l'arrêt-banquetière a été pendant des années un espace flexible, non seulement pour les cyclistes, mais également comme marge de sécurité. Son disparition dans certains tronçons de la Réseau National oblige automatiquement à réévaluer la gestion de cet espace et ce qui se passe en situations imprévues.
La transition qui a déjà commencé montre que la carretera est en train de changer. La mesure encaisse dans une tendance plus large vers une mobilité durable et une réduction des conflits entre les différents utilisateurs. Elle ouvre également un débat sur jusqu'à quel point la séparation améliore la sécurité ou limite la liberté de circulation sur certaines routes. C'est une question ouverte, car elle dépendra de la façon dont ces changements seront mis en œuvre et dans quels contextes.
