La crise pétrolière menace le jet fuel, aliment crucial des avions
La guerre en Iran a déclenché la plus grande perturbation de l'histoire dans les marchés des matières premières, y compris le pétrole et les produits dérivés. Le marché global fait face à une vulnérabilité sans précédent dans la chaîne d'approvisionnement mondiale.

Le jet fuel, sous pression
Alors que les prix
du pétrole se tendent près de 100 dollars, c'est le jet fuel, variété consommée par les avions, qui suscite la plus grande inquiétude. Selon l'Association internationale de l'énergie (AIE), le suministro de ce carburant pour avions est en péril en Europe à la fin mai.Malgré cela, les prix ne reflètent pas cette réalité, car les contrats de livraison de pétrole négociés au début de la guerre doivent être liquidés en avril. Le coût du transport est incorporé au prix du pétrole, mais en temps de crise, la prime physique est également influencée par le risque de pertes de navires et de cargaisons.
La AIE a signalé que des contrats de livraison physique de pétrole à prix fixe de 150 dollars ont été conclus, ce qui suggère un déséquilibre entre les marchés due au risque de pertes de livraisons.
Les prix du jet fuel ont atteint des niveaux records, avec un baril coté à environ 210 dollars en Asie, 200 dollars au Moyen-Orient et 190 dollars en Europe, contre 166 dollars aux États-Unis et au Canada.
En 2022, pendant la guerre de l'Ukraine et les sanctions contre la Russie, le prix moyen du jet fuel n'avait atteint que 180 dollars. Or, les opérateurs peuvent désormais négocier des contrats qui risquent de ne pas être honorés, comme le souligne l'AIE dans son avertissement de la semaine dernière.
