Espagne : la fin du spam sms arrive, mais pas tout de suite

La bataille contre la fraude par SMS en Espagne entre dans une nouvelle phase. Le 6 juin, les opérateurs commenceront à bloquer automatiquement les messages non identifiés, une mesure promise par la CNMC, la Commission nationale des marchés concurrentiels. Une avancée significative, mais dont les effets se feront sentir progressivement.

Un dispositif de identification renforcé

Un dispositif de identification renforcé

Pendant des années, les escrocs ont exploité les noms de banques et d'entreprises fiables pour tromper les usagers. Des liens suspects, une manipulation psychologique subtile : les techniques étaient bien rodées. La CNMC met en place le Registre alias, une base de données centralisée qui recense les identifiants utilisés par les entreprises pour envoyer des SMS. Désormais, toute communication par SMS ou RCS nécessitera un enregistrement préalable et une preuve de l'affiliation de l'identifiant à la marque. Plus de mystère sur l'expéditeur.

Le système de contrôle automatique va ensuite intervenir. Les opérateurs bloqueront les SMS dont l'alias ne correspond pas à l'enregistrement, ou qui proviennent d'entreprises étrangères non autorisées à opérer en Espagne. Les contrevenants risquent des amendes conséquentes.

Les opérateurs disposent d'un délai avant le 6 juin pour intégrer le Registre alias et effectuer des tests. Une étape nécessaire pour éviter les dysfonctionnements et garantir une transition en douceur. La CNMC espère ainsi réduire considérablement le volume de messages frauduleux, et offrir une expérience utilisateur plus sécurisée. Mais la vigilance reste de mise.

La cifra parle d'elle-même : les pertes liées à la fraude par SMS dépassent les 500 millions d'euros par an en Espagne. Cette nouvelle mesure, bien qu’attendue, ne résoudra pas le problème du jour au lendemain. Elle représente néanmoins une avancée importante dans la lutte contre un fléau qui touche de près les citoyens.

Le défi est désormais de faire appliquer cette nouvelle réglementation et de sensibiliser les usagers aux risques persistants. Car la ruse des fraudeurs ne s'arrêtera pas à l'arrivée du 6 juin.