Tensions montent : la guerre iran-israël à l'aube d'une nouvelle escalade ?

Le président américain Donald Trump affirme que la guerre contre l'Iran pourrait bientôt prendre fin, annonçant une progression plus rapide que prévu de l'opération militaire. Cette déclaration intervient alors que les marchés financiers réagissent vivement aux fluctuations du prix du pétrole et à la nouvelle de la mort du nouveau dirigeant suprême iranien, Mojtaba Khamenei.

« Je crois que la guerre est pratiquement terminée », a déclaré Trump à CBS News, insistant sur le fait que l'opération militaire était « bien en avance » sur le calendrier initial de quatre à cinq semaines. Il a minimisé les capacités militaires iraniennes, affirmant que le pays ne disposait pas d'armée, de communications ou de force aérienne. Ces propos ont provoqué une vive réaction sur les marchés, avec une reprise des actions américaines et une baisse des prix du pétrole.

Le prix du pétrole brut a chuté en dessous de 90 dollars le baril après avoir atteint 119 dollars au début de la séance, reflétant une inquiétude croissante quant à la stabilité régionale. Les ministres des Finances du G7 ont annoncé leur volonté d'agir pour soutenir l'approvisionnement mondial en énergie, notamment en libérant les réserves stratégiques. Toutefois, le groupe n'a pas encore réussi à parvenir à un accord sur l'accès à ces stocks d'urgence.

Les tensions persistent dans le détroit d'Ormuz, un point stratégique pour le transport du pétrole. Alors que les nations cherchent des moyens de protéger les navires marchands, Trump a évoqué la possibilité de prendre le contrôle du détroit. Cette proposition soulève des questions sur l'escalade potentielle du conflit.

La mort de Mojtaba Khamenei, fils du défunt ayatollah Ali Khamenei, marque un tournant majeur dans la politique iranienne. Son élection à la tête de l'Assemblée des Experts, une institution clé du pouvoir en Iran, est perçue par certains comme un signe que le pays ne changera pas de cap dans le conflit au Moyen-Orient. Dina Esfandiary, analyste de Bloomberg Geoeconomics, souligne que ce nouveau dirigeant partage les mêmes idéologies que son père et privilégiera la continuité, y compris dans la guerre.

En parallèle, l'Arabie Saoudite a renforcé son ton contre l'Iran, après avoir subi de nouvelles attaques de projectiles, dont certains ciblant le complexe pétrolier d'Aramco. Le ministère des Affaires étrangères saoudien a averti que les actions de Téhéran pourraient conduire à une escalade dont l'Iran serait le principal perdant. Les États-Unis ont également ordonné le départ des diplomates non essentiels de Riyad, suite à des attaques contre des bases américaines en Arabie Saoudite.

Les attaques ont également touché le Bahreïn, où une station d'épuration a été endommagée par un drone iranien. Les États-Unis envisagent de déployer des forces spéciales en Iran pour confisquer des matières fissiles, mais ces opérations restent pour l'instant en suspens. Le bilan humain du conflit continue de s'alourdir, avec plus de 1 300 Iraniens et 486 personnes au Liban tuées.

Les dirigeants occidentaux appellent à la prudence, tout en réaffirmant leur soutien à Israël. Le sénateur Lindsey Graham a exhorté Israël à cibler les infrastructures militaires iraniennes, affirmant qu'elles sont essentielles à la capacité du pays à mener la guerre. Il est clair que la région est au bord d'une nouvelle phase, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour le pétrole, la sécurité et la stabilité mondiale.